Guide des sources de l'histoire du féminisme

Guide des sources de l'histoire du féminisme
En France, de la Révolution à nos jours

Fiche détaillée

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N° fiche179
CoteNon précisé
Titre du fondsFamille Tinayre
Dates extrêmes18…-18…
Volume1,5 ml
Mode d'entrée
Origine du fondsFamille Tinayre. Noël Tinayre avait mis ce fonds à la disposition de Claude Schkolnyk pour la réalisation de sa thèse de doctorat.
Notice historiqueNée en 1831 à Issoire dans une famille bourgeoise aisée, Victoire Marguerite Guerrier, épouse Tinayre, obtint en 1856 le brevet de capacité d'institutrice. Mariée en 1858 à un clerc de notaire, elle vint s'installer dans la région parisienne, où elle dirigea des écoles libres. En 1867, avec son frère, son beau-frère et quelques amis, elle fonda la Société des Équitables de Paris, qu'elle fit adhérer à l'Internationale. À partir de 1868, elle prit la parole dans les réunions publiques pour répandre les idées socialistes. Durant le Siège, elle continua de plaider dans les clubs pour les coopératives, tout en travaillant à l'éducation du peuple. Sous la Commune, elle fut nommée inspectrice des écoles du 12e arrondissement et s'efforça d'accélérer la laïcisation. Arrêtée par les Versaillais le 26 mai, elle fut relâchée le lendemain, mais son mari, qui n'avait pas participé à la Commune, fut exécuté. Réfugiée en Suisse avec ses cinq enfants, elle fut condamnée par contumace le 9 janvier 1874 à la déportation dans une enceinte fortifiée. En exil, elle fut gouvernante, puis préceptrice auprès d'une famille noble de Hongrie. De retour en France en 1879, elle se rapprocha de Louise Michel, et écrivit en collaboration avec elle, sous le pseudonyme de Jean Guétré, La Misère (1881) et Les méprisées (1882). Elle mourut en 1895.
Description du fondsLe fonds est relatif à la famille Tinayre, principalement à Victoire Marguerite Tinayre (1831-1895), institutrice qui participa à la Commune de Paris, mais il contient également des archives relatives à l'écrivaine Marcelle Tinayre, sa belle-fille. Le fonds comprend une très abondante correspondance (environ 900 lettres), parmi laquelle quelques lettres de Louise Michel à Victoire Tinayre sur leur collaboration littéraire, des manuscrits littéraires, dont celui de La Misère, écrit avec Louise Michel, et de nombreux autres documents divers, parmi lesquels des livres et brochures positivistes et quelques pièces sur la Commune.
Sources complémentaires
Nature des documentsDocuments écrits et documents iconographiques
Traitement du fondsFonds partiellement classé
Supports pour la communicationOriginaux uniquement
Instruments de rechercheInventaire en cours
BibliographieSCHKOLNYK Claude, Victoire Tinayre (1831-1895) : du socialisme utopique au positivisme prolétaire, L'Harmattan, 1997 (livre issu de sa thèse de doctorat). QUELLA-VILLEGER, Alain, Belles et rebelles, Aubéron, 2000.
Conditions de communicationLibre (sur rendez-vous dans l'attente d'un classement complet)
Sujet(s)
Code lieuBMDurand
Lieu de conservationBibliothèque Marguerite Durand
Note
Date de création de la fiche01-01-2006
Date de modification de la fiche16-02-2010
CréditsFiche créée par Archives du féminisme. Réutilisation commerciale interdite.

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Version en ligne du Guide des sources de l'histoire du féminisme (dir. C. Bard, A. Metz, V. Neveu) publié aux Presses universitaires de Rennes en 2006 à l'initiative de l'association Archives du féminisme. Réalisation du M2 Bibliothèques de l'université d'Angers (février 2010). Données publiées avec l'aimable autorisation des PUR et des établissements ou associations cités.