GDS

Fonds Archives

Eugénie Cotton

N° fiche: 160
Cote: Fonds Eugénie Cotton
Dates extrêmes: 1847-1998
Notice historique: Eugénie Cotton (1881-1967) est élève puis directrice de l'ENS de Sèvres. Féministe et pacifiste, femme de sciences élève de Marie Curie, docteur en sciences physiques en 1925 elle sera "Mise à la retraite” en 1941. Elle contribue à fonder l'Union des femmes françaises en 1944. Elle sera membre de la Présidence du Conseil mondial de la paix et de la Présidence de l'Amité France-URSS., elle reçoit le Prix Staline de la Paix, en 1951 et préside jusqu'à sa mort en 1967, la Fédération démocratique internationale des femmes.
Description du fonds: Contient une correspondance professionnelle et privée importante : des lettres de Madeleine Dreux-Zay, Suzanne Lacorre ou encore Marie-Claude Vaillant-Couturier. Des mémoires manuscrites et dactylographiées, des documents relatifs à l'ENS (dossier personnel, association des anciennes élèves de l’Ecole, etc...), une importante correspondance avec Pierre Seghers à l’occasion de la publication de ses deux ouvrages, et des coupures de presse. Contient également des objets, des photographies, des carnets personnels liés à ses nombreux voyages à l’étranger à l’occasion de congrès de la FDIF, Fédération démocratique internationale des femmes.
Code Lieu: BMDurand

Julie-Victoire Daubié

N° fiche: 161
Cote: Fonds Julie-Victoire Daubié
Dates extrêmes: 1840-1870
Notice historique: Née dans une famille modeste des Vosges en 1824, Julie-Victoire Daubié remporte en 1859 un concours proposé par l'Académie Lyonnaise avec un mémoire intitulé La femme pauvre par une femme pauvre. Elle sera la première bachelière de France en 1861 à Lyon,. Elle est licenciée ès lettres en 1871. Active féministe, elle est en contact avec les militantes anglaises et se préoccupe entre autre de questions d'éducation, des droits des femmes journalistes. En 1870 elle dépose une pétition au Sénat sur la tolérance de la débauche et la recherche en paternité. Elle demande la même année son inscription sur les registres électoraux . Elle collabore à l'Avenir des femmes de Léon Richer et, en 1871, elle fonde avec Arlès-Dufour, industriel saint-simonien "L'Association pour l'émancipation progressive de la femme". Elle sera l’une des premières femmes à collaborer à des journaux économiques. Elle publie différents ouvrages : Du progrès dans l'enseignement primaire ; La femme pauvre au XIXe siècle (primé à l'exposition universelle de 1867)... Elle meurt en 1874 sans avoir pu achever sa thèse de doctorat sur "La condition de la femme dans la société romaine" (source Dictionnaire des féministes / dir. C. Bard et S. Chaperon)
Description du fonds: Le fonds est constitué de documents d'état civil, des diplômes de J.-V. Daubié, de 102 lettres à elle adressées, ainsi que de coupures de presse et de documents divers.
Code Lieu: BMDurand

Fonds Marguerite Durand

N° fiche: 163
Cote: Fonds Marguerite Durand
Dates extrêmes: 1873-2018
Notice historique: Marguerite Durand est une comédienne, journaliste, militante féministe française née le 24 janvier 1864. Elle débute au Conservatoire en 1879 après une éducation conservatrice au couvent des Trinitaires. Elle arrête sa carrière au théâtre en 1888 au moment de son mariage avec l’avocat Georges Laguerre, duquel elle divorce quelques années plus tard en 1895. Elle entre ensuite au Figaro, qui l’envoie écrire un article (malveillant) sur le Congrès féministe international, organisé par la Ligue Française pour le Droit des femmes en 1896. Mais c’est une véritable révélation qui la décide à se consacrer à la défense des droits des femmes. Elle fonde ainsi La Fronde, journal dirigé, écrit et imprimé uniquement par des femmes dès 1897. Son engagement ne s’arrête pas là et elle entreprend de nombreuses initiatives pour l’amélioration des conditions des femmes françaises. Pour les femmes journalistes, exclues du syndicat des hommes journalistes, elle crée un club de repos et d’entraide. Elle a aussi l’ambition de constituer un « centre du féminisme » qui serait à la fois musée, archives, journal, librairie, salle de conférence etc. Dès sa création, La Fronde intègre une petite bibliothèque, essentiellement à l'usage de ses collaboratrices, qui constituent également des dossiers documentaires, thématiques et biographiques. Le journal fait appel dans ses colonnes à son lectorat pour qu'il fasse don à cette bibliothèque d'ouvrages sur les femmes et le féminisme. Cette documentation sur l'histoire des femmes forme ainsi le premier Office de documentation féministe français, que Marguerite Durand dirige bénévolement jusqu'à sa mort en 1936 et dont elle a fait don à la ville de Paris en 1932. La Société des Amis de la Bibliothèque Marguerite Durand, constituée une première fois en 1937 puis en 1977, assure pendant un temps la pérennité de son souvenir et de son œuvre.
Description du fonds: Le fonds « Marguerite Durand » contient des documents et archives qui figuraient autrefois dans le dossier documentaire consacré à Marguerite Durand, concernant sa vie personnelle, professionnelle ainsi que l’ensemble de ses engagements et initiatives militantes – qui lui ont souvent survécu. Ainsi, plusieurs ensembles ont été constitués concernant la bibliothèque, le cimetière des chiens d’Asnières, le club des journalistes, l’Exposition des femmes célèbres qu’elle a organisée en 1922 mais aussi ses livres de prière ou encore les informations collectées, essentiellement par son premier mari, sur « la question Louis XVII ». Le fonds contient également le don de Mme Périvier (Marcelle Moisson), épouse du fils de Marguerite Durand ainsi que le dossier « à propos de Clésinger » échange de courriers entre M. Vandeuvre et Mme Simone Blanc (conservatrice de la BMD) à propos de l’ascendance paternelle de Marguerite Durand.
Sujets: Journalisme. Militantisme. Histoire des femmes. Histoire du féminisme.
Code Lieu: BMDurand

Lieux