Fonds Archives
Yvonne Netter
N° fiche: 173
Cote: Fonds Yvonne Netter
Dates extrêmes: 1915-1985
Notice historique: Née en 1889, Yvonne Netter, fille d'un industriel, obtient son brevet supérieur et suit des études secondaires pour jeunes filles à la Sorbonne. Mariée en 1911, mère l'année suivante, elle reprend ses études après son divorce en 1918, obtient son baccalauréat puis une licence de droit ; elle devient avocate en 1920 et consacre sa thèse au travail de la femme mariée. Elle s'engage dans divers groupes féministes : LFDF, SASFRD (Société pour l'amélioration du sort de la femme et la revendication de ses droits), dont elle est présidente de 1932 à 1934, et associations féminines : Union des femmes de carrières libérales et commerciales, Soroptimist Club, AFFDU. En 1933, elle fonde le Foyer-Guide féminin. Elle s'investit également dans la cause sioniste au début des années vingt et est membre de plusieurs associations féminines juives. Convertie au catholicisme en 1940, elle subit en 1941 l'interdiction d'exercer sa profession. Arrêtée en juillet 1942, elle est déportée à Drancy puis à Pithiviers mais s'en évade en février 1943. Réfugiée dans les Pyrénées sous une fausse identité, elle reprendra ses activités d'avocate après la Libération. Elle est promue au grade d'officier de la Légion d'honneur par décret du 20 avril 1963. Yvonne Netter est décédée en 1985. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Le code de la femme (1926), Plaidoyer pour la femme française (1936), La femme face à ses problèmes. Défense quotidienne de ses intérêts (1962).
Description du fonds: Le fonds comprend les papiers personnels, les livres, les coupures de presse (2 volumes et 4 dossiers) sur et par Yvonne Netter et le manuscrit d'une pièce de théâtre : 'Une femme pas comme les autres', le manuscrit de son journal intime 'Ma Vie', sa correspondance (au moins 100 lettres) avec de nombreuses personnalités littéraires et politiques, des photographies, ses œuvres dont : "Plaidoyer pour la femme française".
Code Lieu: BMDurand
Carol Pratl
N° fiche: 175
Cote: Non précisé
Dates extrêmes: 1978-1990
Notice historique: Carol Pratl a fondé l'association et la revue Sphinx sur la création féminine. Elle a organisé les premières « Rencontres internationales de femmes écrivains ». Elle fut également danseuse et auteur
Description du fonds: Comporte les archives de l'association et de la revue Sphinx, des documents sur des femmes artistes ou écrivaines, les « Rencontres internationales de femmes écrivains » de 1989.
Sujets: NULL
Code Lieu: BMDurand
Fonds « Les Répondeuses »
N° fiche: 176
Cote: Fonds les Répondeuses
Dates extrêmes: 1977-1984
Notice historique: Les Répondeuses était un groupe féministe informel, exclusivement féminin, qui a existé de mai 1977 à janvier 1984. Les fondatrices de l'association semblent avoir été Mimi BastilleMimi Bastille,Danielle PrévôtDanielle Prévôt et Carole RoussopoulosCarole Roussopoulos. Il comptait entre 10 et 12 membres. Les femmes de ce mouvement ont eu l’idée originale de mettre en place un « journal téléphonique ». Elles utilisaient une ligne téléphonique, un répondeur, deux magnétophones, une table de mixage et un micro. Elles recevaient du courrier ou des messages vocaux par téléphone concernant l’actualité féministe et féminine, et retransmettaient les messages sur un répondeur. Elles pouvaient être contactées au 539. 80. 30 pour écouter leur bande annonce, et au 545. 35. 35 pour écouter leurs messages. Leurs locaux se situaient d’abord près du parc Montsouris, 15, Villa Seurat, 75014 Paris, chez Carole Roussopoulos, pionnière de la vidéo féministe. Puis le mouvement a déménagé dans une chambre de bonne prêtée par l’avocate Colette AugerColette Auger, B.P ; 113-75663 Paris Cedex 14.Un groupe s’était également constitué dans la région de Grenoble Grenoble, Les Répondeuses 38, qui pouvaient être contactées au 48. 44. 27.Les Répondeuses organisaient régulièrement des fêtes à la salle Wagram, dans le 17e arrondissement de Paris, afin de récolter des fonds. Des appels aux cotisations étaient émis régulièrement.Cependant, faute de moyens suffisants, les membres des Répondeuses ont dû mettre un terme au mouvement. Le dernier message a été envoyé le 9 juillet 1983, et leur local a été fermé en janvier 1984.
Description du fonds: Le groupe des Répondeuses a alimenté un "journal téléphonique" sur répondeur à partir de courrier ou de messages vocaux concernant l’actualité féministe et féminine entre mai 1977 et 1984. Le fonds contient principalement des documents sur papier, des lettres reçues, des fiches cartonnées, des carnets, des coupures de presse, des cassettes audio
Code Lieu: BMDurand
