GDS

Fonds Archives

Nelly Roussel

N° fiche: 177
Cote: Fonds Nelly Roussel
Dates extrêmes: 1884-1992
Notice historique: Née en 1878 dans une famille bourgeoise catholique, dont elle se détache très jeune, Nelly Roussel passe son brevet élémentaire à 15 ans ; mariée à 20 ans au sculpteur Henri Godet, avec qui elle a trois enfants, elle se lance dans le combat féministe et la lutte pour la libre-pensée ; elle organise conférences, fêtes civiques et représentations classiques, où elle joue des rôles de tragédienne, au sein d'universités populaires. Parente, par alliance, de Paul Robin, elle découvre la théorie néo-malthusienne dont elle sera une ardente propagandiste. Conférencière de talent, elle multiplie les interventions publiques pendant vingt ans, elle publie aussi de nombreux articles, dans La Fronde, L'Action, La Voix des femmes, La mère éducatrice. Elle milite à l'Union fraternelle des femmes et adhère à la Ligue des femmes contre la guerre. Malade depuis plusieurs années, elle meurt en 1922.
Description du fonds: Le fonds rassemble l'ensemble des archives de Nelly Roussel, depuis ses cahiers d'écolière jusqu'aux lettres de condoléance reçues par sa famille à sa mort. Il a été donné à la bibliothèque en 1987 par Mireille Godet, fille de Nelly Roussel, très attachée à la diffusion de l'oeuvre de sa mère. Il contient des manuscrits, parmi lesquels ses agendas, une abondante correspondance, tant familiale et amicale que professionnelle et militante, de nombreux articles de journaux ou de périodiques, de ou sur Nelly Roussel, dont beaucoup ont été collés sur des cahiers, de manière chronologique. Le fonds comprend également des photographies, quelques affiches, les livres et les brochures écrits par Nelly Roussel, ainsi que des documents relatifs aux initiatives de Mireille Godet pour faire connaître l'oeuvre de sa mère.
Code Lieu: BMDurand

Fonds Soroptimist club

N° fiche: 178
Cote: Fonds Soroptimist
Dates extrêmes: 1924-1985
Notice historique: Le « Soroptimist International » est une « organisation mondiale de service créée en 1921 à Oakland (Californie) regroupant des femmes exerçant une profession et mettant leurs compétences au service des communautés locales, nationales et internationales ». Les buts du mouvement sont « la promotion du statut de la femme, le maintien d'un haut niveau de moralité, le principe des droits de l'homme pour tous, l'égalité, le développement et la paix ». Leurs actions sont surtout humanitaires et se fondent sur la solidarité internationale. En 1924, Suzanne Noël, médecin, pionnière de la chirurgie esthétique, et féministe, fonde le premier club français. Jeanne Lanvin, Anna de Noailles, Nadia Boulanger, Yvonne Netter, Marguerite Durand ont été soroptimistes.
Description du fonds: Le fonds comporte deux sections : Paris-Club fondateur et Paris-Est Vincennes. Il contient la correspondance de Suzanne Noël avec sa mère, la revue du club, divers documents sur le fonctionnement des clubs, des photographies.
Code Lieu: BMDurand

Famille Tinayre

N° fiche: 179
Cote: Fonds Tinayre
Dates extrêmes: 1692-1986
Notice historique: Victoire Guerrier (1831-1895), issue d’une famille d’artisans du Puy-de-Dôme, passa son brevet de capacité en 1856 et devint institutrice. Mariée en 1858 à Jules Tinayre, clerc de notaire, elle donna naissance à six enfants : Victor, décédé à deux ans, Julien, Louis, Caroline, Abel et André. En 1866 le couple s'installe à Paris au 13 rue de Gentilly dans le 13ème arrondissement où Victoire fonde une école professionnelle de jeunes filles. Elle dirigera ou co-dirigera également plusieurs pensionnats à Bondy, Noisy-le-sec ou Gentilly Lors de la guerre de 1870 , elle lança un appel aux femmes du Nord et de Haute-Loire puis fonda un organe de propagande pour la défense du territoire, Le Réveil des campagnes. De retour à Paris en 1871, elle devint inspectrice générale des livres et des méthodes d’enseignement pour les Écoles de jeunes filles de la Seine ainsi qu’inspectrice des écoles primaires du XIIe arrondissement. Elle participa également aux réunions de l'Union pour la défense de Paris et aux soins aux blessés dont la figure de proue était Elisabeth Dmitrieff À la chute de la Commune, elle est arrêtée puis relâchée alors que son mari, qui n’avait pourtant pas participé au gouvernement insurrectionnel, est fusillé. Condamnée par contumace à la déportation, elle vécut en exil à Genève avec ses enfants, son frère Jean et sa sœur Anna. Les difficultés pour survivre poussèrent la famille à se séparer et à se disperser dans différentes villes européennes : Jean Guerrier trouva du travail en Hongrie, Julien, Louis et Caroline furent placés au pair chez des familles à Košice en Slovaquie, à Forró-Encs en Hongrie et à Carei en Roumanie tandis que les plus jeunes restèrent pendant les premières années de l’exil à Genève auprès de leur tante Anna. Victoire, quant à elle, fut gouvernante puis préceptrice en Hongrie. En 1875, Louis et Julien entrèrent à l’Académie de Budapest pour apprendre respectivement la peinture et la gravure. Les deux aînés furent les premiers à rentrer en France, en 1879. Graciée en 1880, Victoire revint à son tour à Paris et se battit pour faire reconnaître la mort de son mari et le statut de soutien de famille pour Julien, cherchant à lui éviter par-là le service militaire. Quant à sa sœur Anna, elle resta en Hongrie jusqu’à la fin de sa vie. Cette diaspora familiale donna lieu à une correspondance abondante. S'intéressant à la pédagogie et aux écoles Fröbel, Victoire rédigea des manuels et lança la Bibliothèque des Petits, série de biographies d'hommes illustres à destination des enfants. Son expérience lui valut le poste de directrice des Écoles enfantines du Familistère de Jean-Baptiste Godin à Guise, de 1884 à 1885, puis celui de surveillante générale des écoles de l'Assistance publique de Paris, à la fin de sa vie, de 1886 à 1891. Proche de la pensée socialiste, elle conduisit de nombreux projets d'entraide. Elle participa ainsi à la fondation, en 1867, d'une coopérative d'alimentation appelée Les Equitables de Paris, en 1882, d'une société de secours mutuels, l'Auvergne, et en 1891, d'un organe mutualiste de l'enseignement, la Société internationale d'éducation. Ses fréquentations l'amenèrent à s'intéresser également au positivisme : elle fit la connaissance d'Henry Edger mais aussi de Pierre Laffitte , alors considéré comme le successeur d'Auguste Comte, et de la famille Crompton, en Angleterre, chez qui elle résida en 1883. Elle poursuivit par ailleurs une activité littéraire sous les pseudonymes de Jules Paty, de Jean Guêtré et de Jean Tinayre. Elle publia notamment Un rêve de femme et collabora avec Louise Michel à la rédaction de La Misère puis des Méprisées.
Description du fonds: Le fonds porte sur la famille Tinayre dont la figure centrale est Victoire Tinayre mais on y trouve également des archives relatives à l’écrivaine Marcelle Tinayre , sa belle-fille, et à des communards. On peut distinguer dans ce fonds deux ensembles majeurs : le premier est constitué des archives familiales (manuscrits, actes notariés, état civil, correspondances…), le second renvoie aux recherches sur la famille Tinayre, menées tant par les descendants de Victoire (en premier lieu ,Julien Tinayre et Marcelle Tinayre, mais aussi Noël Tinayre) que par Claude Schkolnyk qui rédigea une thèse sur Victoire Tinayre. C’est ainsi que l’on trouve dans ce fonds des arbres généalogiques, des dossiers de presse et des notes de recherches.
Code Lieu: BMDurand

Lieux